AVACC - Blog / Violences conjugales

Il arrive de se disputer au sein de son couple.

Les violences conjugales se distinguent du simple conflit dans le sens ou l’auteur des violences domine et a pris le pouvoir sur son conjoint (qu’il soit son époux, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité), victime.

Les violences conjugales comprennent le -harcèlement moral, les insultes, les menaces, les coups et blessures, les attouchements et les viols commis au sein du couple.

Elles englobent également les violences économiques comme la privation de ressources financières et l’obligation de dépendance financière d’un conjoint envers l’autre.

Quelles que soient les explications et justifications, le seul responsable est l’auteur des violences.  

Ces violences créent un climat permanent d’insécurité, de peur et de tension. Les conséquences pour la victime sont nombreuses et désastreuses : peur, culpabilité, perte de l’estime de soi et d’autonomie, isolement, stress.

Les violences peuvent être commises pendant la relation ou au moment la rupture ou après la fin de cette relation.  

Quelles que soient les explications et justifications, le seul responsable est l’auteur des violences.

Aujourd’hui les victimes de telles violences sont trop nombreuses.

En 2018 :

121 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire

28 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire

21 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.

81% des morts au sein du couple sont des femmes. Parmi les femmes tuées par leur conjoint, 39 % étaient victimes de violences antérieures de la part de leur compagnon. Par ailleurs, parmi les 31 femmes auteures d’homicide, 15 d’entre elles avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire, soit 48 %.

Source : « Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2018 », ministère de l’Intérieur, Délégation aux victimes.

Il est précisé que ces chiffres ont augmenté au cours de l’année 2019 et qu’en 2020, au cours du confinement, les plaintes pour violences conjugales ont augmenté de 36%.

Par ailleurs les forces de l’ordre ont effectué 44% d’interventions en plus pour différents familiaux pendant le confinement, et ce par rapport à la même période en 2019.

Pour protéger les victimes de violences conjugales, la justice doit indéniablement collaborer, notamment en garantissant l’accompagnement des victimes par l’assistance d’un Avocat.

Elle doit également assurer un suivi des auteurs pour traiter le problème et éviter les risques de récidive en renforçant notamment les mesures de suivi de l’auteur.

En tous les cas, les victimes ne doivent plus hésiter à déposer plainte et se sentir protéger une fois le dépôt de plainte enregistré.

Outre la plainte, il est indispensable de faire constater les violences subies, physiques ou psychologiques, par un médecin, pour avoir un certificat médical constatant les violences.

Ce certificat constituera une preuve contre l’auteur.

En outre, si un témoin (voisin, ami, proche) a pu constater les rapports de forces (violences physiques ou psychologiques), il pourra en témoigner et appuyer ainsi votre plainte.

De nombreuses associations peuvent vous accompagner dans vos démarches et proposer un hébergement d’urgence.

Par ailleurs, une intervenante sociale est joignable au Commissariat de Police de Thionville. Celle-ci permettra de vous guider dans vos démarches et vous mettre à l’abri en toute urgence si cela est nécessaire (03 82 53 39 80).

Le Grenelle sur les violences conjugales, tenu en 2019, a permis de prendre des mesures visant à enrayer le fléau des féminicides et de rompre la spirale des violences au sin du couple.

Les mesures prises visent à protéger les victimes, prendre en charge les autres et éduquer à égalité femmes-hommes. 

Le numéro d’urgence pour sortir du silence est le 3919 (numéro national d’urgence pour les victimes de violences conjugales).

Plateforme sur les violences conjugales : arretonslesviolences.gouv.fr